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dimanche, 24 février 2013

LE REGIME D’ABIDJAN ENTRETIENT TOUJOURS LA TEMPETE FACE AUX PRISONNIERS CONSIDERES COMME DES PRO-GBAGBO A ABATTRE

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Ce dimanche matin très tôt, une horde d’éléments FRCI et de la gendarmerie ont fait une descente à la maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA). Renseignements pris, cette meute est arrivée pour y extraire certains pensionnaires, des personnes soupçonnées par le régime de dramane de fomenter des actes subversifs contre lui. Il s’en est suivi une chasse à l’homme dans cette prison qui s’est soldée par des blessés dans les rangs de prisonniers. Le nommé DAGO Jean Rivière a eu moins de chance dans cette opération musclée de déportation des prisonniers politiques du régime ouattara. En effet, ce dernier a eu l’arcade sourcilière gauche ouverte, ce qui dénote de la violence utilisée pour sortir ces prisonniers.

On apprend que ces prisonniers politiques repartis en 3 groupes ont été envoyés en direction des villes de Séguela, Toumodi et Dimbokro.

Nous sommes à pied d’œuvre pour vous donner de plus amples renseignements sur cet autre épisode des déportations hors d’Abidjan des prisonniers politiques du régime liberticide et dictatorial installé à Abidjan à coups de bombes françaises.

Vous trouverez ci-joint la liste des prisonniers qui ont quitté sous escorte militaire la MACA pour les destinations citées ci-haut !

LISTE DES PRISONNIERS PRO-GBAGBO ILLEGALEMENT DEPORTÉS:

1 - LAGO CREPIN
2 - ORSOT JONAS ADIKO
3 - AUBIN OULAÏ
4 - BOLLOU DOUGOU CHARLES
5 - LAUROUGNON CYPRIEN
6 - GUIRO ERNEST
7 - ZEAN APPOLINAIRE
8 - NIOULE LYASEL
9 - YAYO DABA OCTAVE
10 - KARAMBEA GEORGES
11 - SAGBO FRANCK OLIVIER
12 - GUEDE YOFFO JUSTIN
13 - DAZRIGNON ANGE ARISTIDE
14 - BALLOU TIBE ADOLPHE
15 - ASSEMIAN MARTIN
16 - SARRE GUY 
17 - GLEAN WATTO
18 - DAKE ZEBE BLAISE
19 - GUEI BLEKA HENRI JOEL
20 - KOBOU DETCHY JEAN CLAUDE
21 - ASSAGOU ATSE PAULIN
22 - GALEA GNAORE
23 - FLANDERAU


Emliss Siffine 

jeudi, 14 février 2013

CÔTE D’IVOIRE, LE TEMPS DU CAUCHEMAR

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Qui, mieux que l’adepte de la violence – lui-même - saurait en redouter les conséquences?

En Côte d’Ivoire, le RDR (Rassemblement Des Républicains), parti politique d’Alassane Ouattara, aujourd’hui au pouvoir, en sait certainement quelque chose. Et pour cause…

Un soir du 18 septembre 2002, la Côte d’Ivoire fut violemment agressée par une bande de rebelles armés. Curieusement, leurs mobiles s’apparentaient - de façon flagrante – à ceux dont le RDR avait fait son cheval de bataille. Notamment la xénophobie et l’exclusion. L’on se souvient même que le RDR avait demandé ouvertement à ces rebelles – avec à leur tête Soro Guillaume aujourd’hui au perchoir sous la bannière du RDR - de les rejoindre autour de cette cause commune. La violence venait de faire son entrée fracassante sur le terrain politique en Côte d’Ivoire.

De négociations en négociations, le pot aux roses fut découvert : il s’agissait en fait de prendre les armes pour que monsieur Ouattara, soit candidat aux élections présidentielles en Côte d’Ivoire.

Cela n’a pas suffit. Les élections de 2010 furent l’occasion de parachever la sale besogne entamée depuis 2002 par cette coalition composée de rebelles (branche armée) et du RDR (branche politique).

Conséquences : plus de 3000 morts selon les chiffres officiels, sans compter le massacre perpétré par ces mêmes rebelles devenues Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) – substituées à l’armée régulière - à la solde de monsieur Ouattara - dans la région du grand ouest (Duékoué, Nahibly,…) comme l’atteste des Organisations de Défense des Droits de L’Homme dans leurs différents rapports.

Au sortir d’une élection controversée, qui a vu aux prises messieurs Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, la violence atteignit son paroxysme. Avec l’entrée en scène de l’armée française et de l’Onuci en soutien aux FRCI d’Alassane Ouattara, en lieu et place de discussions ou d’un recomptage des voix qui aurait préservé des milliers de vies humaines.

Aujourd’hui encore, est tenace le fait que nul n’a oublié les conditions et les circonstances suspectes qui continuent d’entourer « la victoire » de monsieur Ouattara à ces fameuses élections de 2010.

Aujourd’hui, en Côte d’Ivoire, est tenace - dans l’opinion publique – le fait que ce sont les armes qui se sont imposées et que bien après l’accession au pouvoir de monsieur Ouattara, ces mêmes armes continuent de semer la terreur au sein des populations. Des citoyens enlevés, injustement emprisonnés, séquestrés, torturés ou tout simplement exécutés, sous le règne d’Alassane Ouattara, pour divers motifs, notamment celui d’être partisans de Laurent Gbagbo, donc soupçonnés de façon arbitraire d’en vouloir au nouveau régime, sont pratiquement devenus des faits banals. L’opposition politique – en l’occurrence le Front Populaire Ivoirien (FPI) – est littéralement interdite de manifester ou victime de répressions, après qu’elle eut été amputée de plusieurs de ses leaders les plus représentatifs.

Les meetings organisés par cette opposition à Port Boüet, Yopougon-Ficgayo, à Bonoua, à Koumassi campement…, n’ont-ils été réprimés dans la violence et dans le sang ?

Aujourd’hui – plus que jamais - est tenace l’idée qu’en Côte d’Ivoire, si monsieur Ouattara et ses sbires continuent d’user de tant de menaces et de violences, s’ils continuent de mettre en évidence leur caractère répressif et tortionnaire en face de tout ce qui leur apparait comme revendications sociales ou manifestations de l’opposition, c’est qu’ils savent qu’ils n’ont pas convaincus pour être là où ils sont aujourd’hui.

Ils ont usé de violence pour atteindre leur but, ils craignent donc que cette même violence ne soit – en retour - utilisée contre eux. Eux qui, mieux que quiconque en savent plus sur les conséquences désastreuses de cette violence.

Alors comprenez bien que lorsque l’opposition projette, comme c’est actuellement le cas pour la Jeunesse du FPI (JFPI) – d’organiser un meeting, les « démons » du RDR - parti au pouvoir - se mettent en branle. Pour ce parti habitué aux violences, toute manifestation de l’opposition est perçue comme de la provocation, un plan visant à le renverser.

Pour les partisans de Ouattara, le meeting de la JFPI, prévue pour le 16 février prochain, est une « stratégie de provocation ». Ils précisent : « (…) au-delà de ce prétexte (exiger à Ouattara, la libération de Laurent Gbagbo, ndlr) il (Koua Justin, président intérimaire de la JFPI, ndlr) nourrit d’autres idées sombres qui n’ont rien à envier à une provocation ». Dans des allégations sans fondements, ils poursuivent : « (…) il  a ouvertement indiqué que ce mouvement de protestation, sera l’occasion de régler ses comptes avec les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci) et les Dozo en les défiant ».

« Régler ses comptes » ; « Défiant » ; « provocation », des termes qui ne trompent pas sur l’état d’esprit de leurs utilisateurs. Le régime Ouattara s’est d’ores et déjà mis en mode « contre-attaque ». Et comme d’habitude, cette histoire pourrait se terminer dans une violence inqualifiable. A moins que ce meeting ne soit une fois de plus, purement et simplement interdit.

Ainsi, ce n’est pas qu’une simple impression qui se dégage, après observation des agissements du régime en place. C’est même une certitude. Le régime d’Alassane Ouattara a une peur bleue du vrai jeu politique libéré et ouvert à tous. Celui qui consiste à laisser évoluer et s’exprimer tous les antagonismes politiques, selon l’art et les règles de la démocratie. Voilà le pire cauchemar de ce régime, pouvons nous dire.

Bien entendu, Ouattara et son camp peuvent soutenir que la Côte d’Ivoire est dans une période de «réconciliation ». Mais en même temps qu’ils le disent, ils posent des actes qui n’ont rien à avoir avec cette prétendue réconciliation. En continuant de traquer ça et là les exilés, partisans de Laurent Gbagbo ; en ne donnant aucune chance au dialogue opposition-gouvernement d’aboutir ; en ne donnant pas un libre accès aux média d’Etat ; en confisquant les libertés individuelles et collectives…, ils sont rattrapés par leur double jeu.

Malgré tout, pour ce régime, est  - justement - arrivé le temps de son pire cauchemar, le temps où le jeu politique – en Côte d’Ivoire - doit être nécessairement libéré. Passée la période des peurs et des angoisses. Ce régime, nourrit au lait de la violence saura-t-il – sans perdre la face – y survivre ? Le temps nous situera.

De même, si ce meeting de la JFPI ne saurait provoquer dans l’immédiat, la libération de Laurent Gbagbo, il est et reste- en lui-même – une prise à témoin de l’opinion nationale et internationale quant au complot fomenté contre la Côte d’Ivoire et aux agissements machiavéliques du régime Ouattara et de ses alliés occidentaux.

Ce meeting,  tel que projeté et quel qu’en sera l’issue, aura le mérite d’interpeller les uns et les autres sur ce qui s’est déroulé depuis  le 11 avril 2011 et qui continue d’avoir cours en Côte d’Ivoire. Afin que jamais l’on n’oublie ce pan de l’histoire de ce pays. Car l’oublie, c’est aussi la perte de son identité, un refus d’avancer dans l’histoire du progrès de l’humanité.

Enfin, les régimes aussi nihilistes et répressifs que ceux d’Alassane Ouattara, ont-ils jamais réussi à ébranler la détermination d’hommes et de femmes qui ont soif de liberté ? Interrogeons l’histoire.


Marc Micael

samedi, 09 février 2013

FRONT SOCIAL EN EBULITION: LES ENSEIGNANTS MENACENT

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Des proviseurs ''rattrapés'' des lycées et collèges recensent les noms des enseignants en grève pour les déposer au Ministère de l'Education Nationale pour la prise de sanction contre ces derniers.


Ces enseignants veulent prendre l'opinion et les parents d'élèves à témoin que si une telle mesure entrait en vigueur, ils se réservent le droit d'apporter une réaction proportionnelle à la mesure     de l'acte qui sera    posée.

En outre, ils avertissent déjà que des chapitres entiers seront sautés et considérés comme  étudiés. 

Tout le monde est avertit!

 

Siffine Emliss

 

dimanche, 16 décembre 2012

Embellie économique et peuple supplicié

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« Quatre mille milliards obtenus en France. Ouattara ne dort pas comme Gbagbo », titre en fanfare « Le Patriote »,  quotidien proche du RDR.

Ce n’est pas tout. Ce canard, définitivement astreint aux éloges de son mentor, Alassane Ouattara, enchaine : « La confiance des bailleurs de fond en un travailleur ».

La Côte d’Ivoire connaitrait ces derniers temps, aux dires des « experts » en économie, une «embellie économique » certaine, sous l’impulsion de monsieur Ouattara. C’est donc fort de cela que les communicants de son régime, ne se privent de la moindre occasion pour mettre en avant les « exploits » de leur chef Ouattara en matière d’économie. L’humeur enjouée du clan Ouattara, à travers ces titres évoqués tantôt, sont révélateurs d’un tel état d’esprit. Soit.

Mais, qu’en est-il en réalité de ce que ces gens ont tendance à relater comme des « prouesses économiques » de leur mentor ?

Rappelons-nous et ne perdons jamais de vue que la guerre survenue en Côte d’Ivoire et son corolaire de victimes, ses conséquences désastreuses sur la cohésion sociale ivoirienne…, tire aussi son origine dans la convoitise manifeste des prédateurs insatiables qui n’ont d’yeux que pour les immenses richesses naturelles de ce pays. Toujours prêts à piétiner, sinon à nier les droits les plus élémentaires des peuples spoliés qu’ils contribuent sournoisement à supplicier au profit de leurs intérêts mesquins et cupides.

Qui sont ces bailleurs de fonds, qui sont ces investisseurs, qui sont-ils, ces personnes qui n’hésitent pas à pactiser avec ces « leaders » africains « internationalement reconnus » par eux, pourvus que ce dernier leur donne les gages de sa soumission à leurs appétits voraces ?

Qui sont-ils ces gens qui jubilent lorsque les ivoiriens agonisent sous le poids intenable de la cherté de la vie, lorsque les travailleurs qui n’en peuvent plus, n’ont d’autres recours que de « timides » grèves sous fond de revendications salariales, car apeurés par un régime dont le caractère dictatorial n’est plus à démontrer ? Que valent-ils ces milliards (de dettes signées) pour les populations « génocidées » de l’ouest dévasté, expropriées…, humiliées dans leur chair et dans leur âme ?

Que vaut une Côte d’Ivoire où des milliers de fils et de filles sont encore en exils, pourchassés par un régime qui a juré de leur faire la peau ? Que valent « quatre mille milliards obtenus en France » devant ces innombrables droits de l’Homme quotidiennement bafoués par les tortionnaires de la ouattarandie ?

L’ivoirien voudrait bien savoir. Il voudrait bien qu’on lui réponde sur ces questions, quand on lui dit que son pays - si paradoxal que cela puisse paraitre - connait « une embellie économique » du « travailleur », Alassane Ouattara.

L’ivoirien en qui les douleurs physiques et morales nées de la crise post-électorale, sont encore vives et palpables, l’ivoirien qui entend tous ces éloges sur la croissance économique de son pays.

L’ivoirien lit tous ces chiffres de milliards qui sonnent plus comme des slogans de publicités que de bonnes nouvelles pour lui. Il écoute ces discours sur la croissance économique (à deux chiffres, n’est-ce pas monsieur Duncan ?) auxquels il ne comprend d’ailleurs rien. Il s’interroge en revanche sur son sort, il observe autour de lui et…, en définitive, reste dubitatif sur les capacités de celui qui prétend œuvrer pour son bien-être. Il émet des doutes légitimes sur les capacités de cet homme, Alassane Ouattara.

Au-delà donc de nos choix idéologiques, de nos prises position passionnées et du suivisme effréné des chants de nos différentes chapelles politiques, force est d’accepter que la Côte d’Ivoire est « sous pression », comme s’en inquiète l’ONG internationale « Crisis Group ». La réconciliation étant, dans ce pays balafré par la guerre, au point mort », morte avant même d’être née. Du coup, les efforts en vue d’atteindre une croissance économique réussie, sont annihilés pas les tensions sociales et reste encore révoltant le sentiment d’une justice à double vitesse.

Magnifier « la croissance économique » au détriment de la cohésion sociale, c’est cela, semble-t-il, la démarche adoptée par monsieur Ouattara. Ce schéma est-il le bon ? Est-il le mieux adapté à la situation que traverse la Côte d’Ivoire ?

En tout état de cause, le constat sur le terrain est amer. Le pays, malgré les « milliards » annoncés, sombre dans un état moribond, au bord du précipice.

A qui la faute ? A nous tous, diront certains. Soit, mais encore plus de celui qui tient aujourd’hui les rênes du pouvoir. La faute revient encore plus à celui qui a privilégié la guerre au recomptage des voix. A celui qui, nonobstant les souffrances quotidiennes du peuple ivoirien – souffrances dont il est le principal instigateur - claironne sur tous les toits qu’il « ne dort pas comme Gbagbo ». Or Gbagbo, malgré son « sommeil », se tenait – au moins - aux côtés du peuple ivoirien.

Monsieur Ahoussou Jeannot, ex-premier ministre « remercié », ne peut que s’adresser à un tel personnage, lorsqu’il affirme: "Les Ivoiriens doivent comprendre que la politique ne se fait pas avec les armes, mais avec les arguments. On ne fait pas la politique pour qu’on ait peur. Le leader de la politique doit savoir se faire aimer et désirer. Un leader dont on a peur n’est pas un leader, c’est un dictateur. Houphouët-Boigny, les Ivoiriens l’ont adoré, ils l’ont applaudi. Ceux qui pensent que c’est en faisant peur aux Ivoiriens avec les armes qu’ils deviendront des leaders, je dirai que c’est en vain. Ils ne seront jamais de bons politiciens."

On comprend à présent, le choix de Ouattara : se flatter- lui et ses soutiens - d’avoir réussi une certaine « embellie économique » au détriment des souffrances d’un peuple supplicié et tenu en respect la force des armes et de la violence et non par celle des arguments.

Marc Micael

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‘’ L’EVANGILE ’’ SELON CARTER III

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Carter III, est l’ambassadeur des Etats-Unis en Côte d’Ivoire. A ce titre, ce personnage se croit certainement investit d’une mission – oh, combien de fois - divine auprès de nous autres, pauvres africains qui ne sont pas, selon la thèse à la fois inique et raciste, «assez mûrs pour la démocratie ».

Le représentant des Etats-Unis en Côte d’Ivoire, version Ouattara, est avant tout en territoire conquis. Il peut par conséquent se permettre tous les écarts dignes d’un prédateur sur sa chasse gardée.

Ainsi, celui dont il est dit qu’il « n’a pas sa langue dans la poche » vient de dévoiler le contenu de sa « mission » : «C’est clair que les Etats-Unis veulent établir une culture démocratique en Côte d’Ivoire », martèle-t-il devant la presse.

Mieux, après avoir annoncé cette « bonne nouvelle » aux ivoiriens, « l’envoyé » de la première puissance mondiale, leur indique le chemin de leur « salut » : «Laurent Gbagbo, s’est rayé et je pense que la question de la réconciliation incombe à ceux qui sont là en côte d’ivoire maintenant. La question de Laurent Gbagbo, à mon avis, c’est une question qui est dépassée ». Parole de Carter III, parole des Etats-Unis d’Amérique !

La presse pro-Ouattara aux yeux de qui – manifestement - cette parole mérite toute confiance, donc revêt un caractère d’évangile, ne s’est pas fait prier pour s’en faire l’écho: « Gbagbo, c’est du passé », « le mythe brisé » ou encore : « cet homme est fini ». Et, pourtant…

Cela est de notoriété que depuis le 11 avril 2011, date de son kidnapping jusqu’à ce jour, Laurent Gbagbo, ou « la question de Laurent Gbagbo » » demeure au cœur du débat politique national, donc au centre des préoccupations se rapportant à la situation socio-politique ivoirienne. A quoi obéit donc les récentes sorties médiatiques du représentant américain ?

Cela est aussi de notoriété que depuis plusieurs mois de présence  à la tête de la Côte d’Ivoire, monsieur Ouattara peine à asseoir définitivement un pouvoir précédé par les bombes occidentales. Un pouvoir fébrile qui, sous les feux des critiques de l’opposition et des observateurs encore lucides de la crise ivoirienne, n’a de cesse de montrer ses limites.

Pour preuve, ses carences en matière des Droits de l’Homme ne sont plus à démontrer. En effet, le régime d’Abidjan fait piètre figure – en ce moment - auprès des organismes internationaux de défense des Droits humains. Que faire pour le « poulain » en danger, sinon voler à son au secours, se sont certainement dit ses soutiens occidentaux, en l’occurrence, la France et les Etats-Unis.

Pour ce faire, la France a tenu à jouer sa partition de « secouriste » au chevet du « poulain » en difficulté. En recevant Alassane Ouattara à l’Elysée, dans une période marquée par les accusations de violations graves des Droits de l’Homme, dont est l’objet le régime d’Alassane Ouattara, il apparait clairement aux yeux de tous que cette France tient à redorer l’image d’un régime dont elle a contribué à l’avènement.

Après la France, c’est donc au tour des Etats-Unis d’entrer en scène au nom de la solidarité entre puissances occidentales ayant des « intérêts » communs à préserver. Et, faut-il le rappeler, Alassane Ouattara est celui qui représente ces «intérêts ».

Si la France elle, met en avant une certaine « embellie économique » dit-on, réussie par Ouattara, pour « noyer » la question des violations massives des Droits Humains en Côte d’Ivoire, les Etats-Unis quant à eux, tentent de nier à Laurent Gbagbo le rôle, sinon l’influence qu’il pourrait avoir sur le processus de réconciliation que l’on s’accorde à reconnaitre qu’il est au point mort.

Laurent Gbagbo peut-il être « fini » en quelques mois seulement de présence à la Haye ? Ce Laurent Gbagbo dont on ne peut nier qu’il a été et demeure encore le choix d’une large majorité d’ivoiriens, qui voient en lui un homme injustement emprisonné au profit de son adversaire Alassane Ouattara, peut-il être « rayé » simplement parce que monsieur Carter, représentant des Etats-Unis l’affirme ?

Ou monsieur Carter III se trompe lourdement sur les réalités de la crise socio-politique ivoirienne, ou  alors il tente de cacher le soleil avec ses mains.

Cette sortie de l’ambassadeur des Etats-Unis en Côte d’Ivoire, n’est  - à notre sens - ni plus ni moins une vaine tentative de travestir l’histoire récente de ce pays, en niant à Laurent Gbagbo sa qualité de pièce maitresse dans le processus de réconciliation en Côte d’Ivoire.

En effet, Laurent Gbagbo, à travers sa volonté de « gouverner autrement  la Côte d’Ivoire », c’est-à-dire s’écarter de la dialectique du « de la monture (Afrique) et du cavalier (Occident) », est devenu, dès lors, pour les puissances occidentales, « l’homme à abattre ». Un véritable « danger » pour leurs intérêts égocentriques. N’est-ce pas pour cela qu’il fut l’objet d’une campagne de diabolisation visant à le faire passer pour un affreux dictateur ? N’est-ce pas pour cette raison qu’il fut kidnappé à l’issue d’un bombardement continu de sa résidence pour être finalement déporté et fait prisonnier à Scheveningen comme un malpropre ?

Si rien de tout cela n’a en entamé l’admiration et le soutien massif des ivoiriens pour Laurent Gbagbo, que valent alors les paroles de Carter III ? Que valent-elles face à leur mobilisation sans précédent pour la cause de Laurent Gbagbo, pour la cause de la Côte d’Ivoire?

Qu’il soit déclaré « fini » ou « dépassé », Laurent Gbagbo est et reste la figure emblématique de la résistance, l’incarnation de la lutte contre le capitalisme oppressant en Côte d’Ivoire. N’en déplaise à Carter III et les Etats-Unis. Laurent Gbagbo est le porte étendard de la lutte contre l’hégémonie occidentale, insidieuse et mortelle, pratiquée par la France, les Etats-Unis et leurs alliés.

Peine perdue pour Carter III, inutile pour lui de se donner tant de peine et de se perdre en de vaines paroles, fut-il le représentant des Etats-Unis, superpuissance mondiale, en terre ivoirienne. Sa parole ne pourra que représenter seule, pour lui et pour ceux qui veulent bien lui accorder leur attention, parole d’évangile.

Marc Micael

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dimanche, 04 novembre 2012

L’OMBRE DE GBAGBO…

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« Son ombre, nous en sommes tous conscients au parti, planera encore sur le mandat du président Ouattara, si Allah nous aide à le conduire à terme ».

Extrait des propos d’un membre influent du parti de monsieur Ouattara enregistrés à son insu par l’un de ses amis, proche du milieu des affaires et des hommes politiques. Cet entretien qui mettait en exergue comment Laurent Gbagbo est vu à l’intérieur des cercles Ouattaristes, avait en son temps, été largement diffusé et commenté dans les médias.

Aujourd’hui encore et plus que jamais « l’ombre » de Laurent Gbagbo, ne cesse de hanter les esprits des uns et des autres et même au-delà des frontières ivoiriennes.

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vendredi, 02 novembre 2012

Le visage hideux d’un régime tortionnaire

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Que vaut le régime de monsieur Ouattara, hormis – bien sûr – son aspect protocolaire ? Que vaut-il ce régime, en dehors de son caractère répressif et tortionnaire ? Rien de solide, en tout cas.

Car tout régime digne de ce nom, ne vaut qu’en œuvrant – avant tout –pour le bien-être de ses administrés. Tous, sans exception.

Après 16 mois de, de tapages médiatiques, ponctués de voyages sans fin, les oripeaux folkloriques de la « dramanie » – comme il fallait s’y attendre – n’ont pas longtemps résisté aux véritables réalités du terrain, aux réels aspirations des ivoiriens. Et la supercherie politique, orchestrée contre l’homme à abattre, Laurent Gbagbo, d’apparaitre alors sous son vrai visage, hideux et écœurant.

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